The New Law-Making Powers of First Nations over Family over Family Homes on Indian Reserves

RÉSUMÉ

Pendant de nombreuses années, une lacune législative résultant du colonialisme a nui grandement aux conjoints autochtones, surtout les femmes, vivant sur les réserves. Puisque les règles provinciales relatives au partage des biens matrimoniaux sont souvent inapplicables aux membres d’une bande indienne, les couples qui se séparent sont aux prises avec de grandes difficultés. Pour remédier à cette déficience, le Parlement a donc adopté, en 2013, la Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux, qui autorise les communautés à adopter leur propre loi sur les biens immobiliers matrimoniaux, sans quoi un régime par défaut extrêmement complexe s’applique. Ce chapitre étudie donc les dispositions et enjeux de cette nouvelle loi, ainsi que les questions relatives aux biens matrimoniaux situés sur les réserves, à la possession de terres et à la coutume. La rédaction d’une loi par une communauté autochtone, en plus de l’organisation du vote requis des membres, requiert énormément de ressources. Toutefois, l’adoption par différents groupes d’un tel texte, propre à chaque communauté, pourrait constituer un pas important vers l’autonomie gouvernementale.

ABSTRACT

For numerous years, a legislative gap resulting from colonialism has harmed Indigenous spouses, especially women, living on reserves. The inapplicability of provincial legislation concerning the division of matrimonial real property to members of an Indian band are one of the numerous struggles couples faced after separation. In an attempt to fill this gap, Parliament adopted in 2013 the Family Homes on Reserves and Matrimonial Interests or Rights Act which empowers communities to adopt their own matrimonial real property law; failure to do so will result in the application of an extremely complex default regime. This chapter therefore examines the Act and offers an overview of the issues it raises, as well as the questions related to matrimonial property situated on reserves, land ownership and customs. The drafting of legislation by an indigenous community, in addition to the planning of the vote required of members, requires enormous resources. However, the adoption by different groups of such legislation, particular to each community, could constitute an important step towards self-government.

Ce contenu a été mis à jour le 06/07/2021 à 11 h 00 min.